Comme une envie de cafter…

Pissed off

Quand on cherche du boulôt, on se retrouve à peu près inévitablement confronté à la possibilité d’échecs, et donc de voir quelqu’un d’autre s’assoir dans le poste qu’on a convoité.

L’un des premiers postes auquel j’ai postulé en fin d’année dernière était un poste de webmarketeur chez un acteur du tourisme. Pas loin d’être pile poil mes compétences, tant sur le métier que sur le domaine. Mais malheureusement je n’ai pas été choisi à un rien près. Et ce rien près semble être le fait d’être indépendant depuis 7 ans, qui n’a pas été considéré comme un atout (autonomie, capacité à se débrouiller, polyvalence…) mais comme un problème, ils ont eu peur que je ne sache pas m’intégrer dans une équipe…

Je suis un bon perdant d’habitude, si le gagnant est meilleur que moi, je m’incline. J’ai donc attendu de voir qui était choisi, son profil et je regarde ce qu’il produit, au moins ce que je peux voir. Très vite j’ai trouvé le profil de la personne, qui se présente sur linkedin comme un spécialiste en marketing online et community management. D’ailleurs dans sa mission sur ce même profil, il précise qu’il développe, propose et implémente une stratégie de marketing digital et travaille à l’attraction de clients avec la mise en place de plusieurs tactiques en social media, partenariats….

Donc c’est un spécialiste en social média, pas de doute là dessus à en lire son profil. Sauf qu’au delà des maigres résultats en acquisition sur Facebook et Twitter depuis 4 mois, y’a quelque chose qui me chiffonne réellement. Cela me reporte à mes premiers cours de communication en 1ere année d’IUT : A chaque média son message. A l’époque c’était une façon de dire qu’on ne peut pas dupliquer une campagne de publicité TV à la radio ou sur un autre média. Chaque média a ses opportunités, ses contraintes, sa cible… Et donc il faut proposer à chaque média utilisé un message différent.

Mais ce spécialiste en social média ne semble pas le savoir. Il se contente de la publication automatique des messages Facebook sur Twitter. Résultat : le message est tronqué sur Twitter, ce qui fait qu’on ne comprend rien, le lien redirige sur Facebook où on doit à nouveau cliquer sur le lien proposé pour enfin arriver à destination… Bref, rien d’étonnant à ce que la page facebook et twitter ne décollent pas. Le summun est atteint quand cette personne met des hashtags dans son message Facebook pour qu’ils apparaissent sur Twitter. Sauf qu’ils apparaissent évidemment aussi sur Facebook…

Je ne juge pas l’intégralité du travail réalisé puisque je n’ai qu’un aperçu très incomplet, mais voir qu’il se présente comme spécialiste et a la flemme de réécrire un message pour l’adapter à Twitter, ça m’énerve encore un peu plus d’avoir été refusé à ce poste quand je vois ça…

Article rédigé avec amour par